Bin Akao (赤尾敏) né le 15 janvier 1899 dans l'arrondissement Higashi-ku de Nagoya et mort le 6 février 1990 à Toshima (Tokyo), est un homme politique japonais d'extrême droite (uyoku), ultranationaliste, ancien membre de la Chambre des représentants du Japon. De santé fragile dans son enfance, il s'intéresse à la philosophie de l'utopie. Il est cofondateur et premier président de la Kenkokukai et devient l'un des principaux ultranationalistes japonais des années 1920. Élu à la Chambre des représentants en tant qu'indépendant en 1942, il développe un nationalisme japonais original caractérisé par le soutien aux États-Unis et l'opposition à la guerre du Pacifique. En 1951, il fonde et préside le Parti patriotique du grand Japon (Dai Nippon Aikokutō), qu'il dirige jusqu'à sa mort, en maintenant des positions farouchement pro-américaines, pro-britanniques et anticommunistes radicales dans le Japon d'après-guerre. Connu pour ses discours enflammés prononcés au coin des rues, souvent depuis des camions sonorisés décorés des drapeaux japonais, américain et britannique (Union Jack), il n'exerce jamais d'emploi salarié, entre en politique dès le début de la vingtaine et poursuit son activisme de rue jusqu'à plus de 90 ans. Lors de l'Occupation du Japon par les forces américaines, il fait partie des personnalités politiques visées par la purge du personnel politique et économique. Il a été arrêté 25 fois pour activités violentes notamment pour avoir appelé plusieurs fois à un coup d'État militaire. En prison, il se plonge dans les écrits de Benito Mussolini. Une fois sorti, il mentionne qu'Hitler est son héros et lance plusieurs attaques terroristes contre des organisations de gauche et l'ambassade soviétique. Il soutient également Otoya Yamaguchi qui a assassiné Inejirō Asanuma devant les caméras de télévision lors d'un discours public en 1960 et qui était membre du parti politique qu'il dirigeait, le Parti patriotique du grand Japon. En 1961, il est arrêté dans le cadre de la tentative d'assassinat de Hōji Shimanaka, président et directeur des éditions Chūō Kōron, dite Affaire Shimanaka.
Source : « Bin Akao », Wikipédia en français (CC BY-SA 4.0), extrait
